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mardi 29 octobre 2002 |
Trois questions à...
Patrice Huiban, au nom de l'Élan nouveau des citoyens
L'Élan Nouveau des Citoyens est une association qui défend "des valeurs libérales et fortes" en s'appuyant sur "des réseaux locaux". Le mouvement entend proposer de nouvelles idées pour "restaurer la confiance des citoyens dans l'avenir". Patrice Huiban est un adhérent de l'association.
Quelle est la vocation de votre mouvement ?
Il est né en mars 2001 de la volonté d'un simple citoyen, Philippe Rodet, médecin urgentiste. Il s'est dit : "Nous sommes confrontés à une perte des repères, il y a une crise politique évidente. Que puis-je faire ?". Il a pensé qu'une association de citoyens pouvait proposer des idées pour faire face aux blocages de la société.
En fait, le but, c'est de constituer un lobby pour réhabiliter la démocratie participative.
Nous sommes déjà 500 adhérents en France et une trentaine en Bretagne et Pays-de-Loire.
Jean-Loup Chrétien est notre président et Jacqueline de Romilly, de l'Académie française, fait aussi partie de l'association.
Quels sont vos axes de bataille ?
Dans notre société, le citoyen n'a pas le droit de donner son avis.
Nous sommes pour que le peuple ait le droit à la parole dans le débat d'idées. Cela pourrait notamment passer par la mise en place de conseils consultatifs constitués de citoyens tirés au sort. Ils pourraient être interrogés sur les grands choix du gouvernement. Mais notre objectif n'est pas de devenir un énième mouvement politique. D'autres s'y sont cassé les dents. Et nous, nous voulons que les gens puissent se retrouver dans des valeurs, en dehors des clivages politiques partisans.
Que pensez-vous du projet de loi de décentralisation qui est censé rapprocher le pouvoir des citoyens ?
On reste dans l'expectative car ce n'est qu'un premier pas. Mais il y a encore beaucoup de travail. Nous-mêmes, nous avons sollicité des ministres pour leur faire part des conclusions de nos groupes de travail. Tout ce qui va dans le sens d'une démocratie de proximité doit être réalisé.