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De la fraternité au lien social


Après des décennies de progrès matériel, il apparaît de plus en plus que le bien-être d'une Société ne peut se réduire à des données statistiques ou économiques. Nul ne peut nier la nécessité de satisfaire les besoins vitaux et le confort de chacun, mais concomitamment à cette évolution très positive, la situation morale des personnes s'est nettement dégradée et le sentiment d'exclusion est devenu le lot d'une part croissante de la population.
Autant il reste relativement facile de donner une direction au développement matériel -ce ne sont somme toutes que des difficultés techniques qu'il faut résoudre-, autant il est délicat d'agir sur ce que chaque individu a de plus profondément intime. Le bonheur et l'épanouissement personnel ne se décrètent pas ! Pourtant, et on ne peut que s'en réjouir, l'action politique en faveur du "mieux vivre ensemble" est actuellement à l'ordre du jour.
Alors que faire, et qui peut le faire ? Ne nous abandonnons pas au fatalisme, "les temps ont changé", "les gens ne sont plus ce qu'ils étaient", etc. Cessons de croire que la nature humaine pousse à l'individualisme, au repliement communautaire, que les seules relations possibles entre les personnes seraient mues par l'intérêt et le gain immédiat, que nos rapports doivent être de domination, faits de crainte ou d'envie. Il nous faut recréer une vraie solidarité, il nous faut tisser du lien social, et cela est l'affaire de tous, et c'est aussi par notre action à notre toute petite échelle personnelle que cela est possible.
Agir, donc, chacun selon ses possibilités, par petites touches. Les idées les plus simples, celles qui paraissent presque dérisoires, peuvent avoir un grand effet ! Voyez l'opération "Fraternité, j'écris ton nom..." : quoi de plus insignifiant en apparence que ces échanges de courriers entre des jeunes en perte de repères, des adultes socialement bien insérés et des jeunes vivant dans des pays pauvres ? Les uns apprennent à connaître les autres, ils s'aperçoivent qu'ils ont quelque chose à partager, par delà leurs différences et la distance géographique, ils découvrent qu'ils existent au-delà de leur petit monde où ils se sentent parfois si tristement enfermés. Comme le dit si bien Jacqueline de Romilly : "s'il s'agit d'une lettre, il est évident que l'autre compte, c'est une correspondance, c'est un pont jeté" !
Rien de cela n'est coûteux, mais le soutien des personnalités, des associations, des médias, des fondations et des instances officielles compte beaucoup dans le succès qu'a déjà obtenu un tel projet, et dans son développement futur. Ce qui a déjà été fait, le résultat remarquable de cette opération lancée par "l'Élan", elle le doit grandement aux parrains qui l'ont soutenue et qui l'ont fait connaître. C'est à ce niveau que le pouvoir politique peut agir, en donnant l'impulsion décisive qui permettra d'amplifier et de démultiplier ce type de démarche, issue des citoyens, et dont l'action proprement dite est effectuée par des citoyens.
Yann Loupp


La raison d'être de... "l'Élan"


Depuis sept ans, "l'Élan" travaille à la promotion d'idées et de propositions concrètes. Parmi ces dernières figure la "TVA sociale". Ce concept a finit par être reconnu par des acteurs économiques et politiques issus d'horizons divers. Le C.J.D. (Centre des Jeunes Dirigeants), la F.E.E.F. (Fédération des Entreprises et Entrepreneurs de France) soutiennent activement la "TVA sociale". Sur le plan politique, des personnalités aussi différentes que Jean-Marie Bockel (P.S.), Jean Arthuis (U.D.F.) ou encore Philippe Marini (U.M.P.) pour n'en citer que trois y sont favorables.
Il y a bien eu quelques détracteurs qui voient en elle une nouvelle taxe qui serait payée non plus par le patronat mais par les citoyens. Qu'ils se rassurent, les cotisations sociales sont déjà payées par les clients.
Ce qui est certain, c'est que le cas de l'Allemagne -qui n'a pas mis en place une véritable "TVA sociale" mais un dérivé constitué d'une augmentation de la TVA en échange d'une baisse des charges sociales- a apporté de l'eau à notre moulin. Le fiasco qui devait en résulter et annoncé par beaucoup ne s'est pas produit, loin de là.
Actuellement, Nicolas Sarkozy, le Président de la République, envisage de créer un groupe de travail pour examiner les conséquences de l'instauration d'une telle mesure. On se souvient que dans son ouvrage "Ensemble", il s'était prononcé pour l'expérimentation de cette taxe en échange d'une baisse des cotisations sociales.
S'il va jusqu'au bout de cette décision, on ne pourra que s'en réjouir. Il nous reste à espérer et surtout continuer à... convaincre !
Nous disposons maintenant d'atouts importants. À titre d'exemple, dans un article consacré à la "TVA sociale" paru dans "La Tribune" du 25 mai, l'homme cité en référence est Pierre Aunac : un homme formidable, un membre de... "l'Élan" !
Par ailleurs, depuis un an, "l'Élan" essaye de provoquer une prise de conscience sur la nécessité de gérer le stress au sein de l'entreprise et au niveau de la société.
Une "Lettre ouverte" adressée à chacun des candidats s'est avérée efficace puisque plusieurs candidats, situés de manière différente sur l'échiquier politique, nous ont directement fait part de leur intérêt pour le sujet. Ce fut le cas notamment de Ségolène Royal, José Bové, Nicolas Sarkozy, Philippe de Villiers...
Le Président de la République considère cet enjeu majeur et, à ce titre, en fait l'un des quatre grands axes de sa politique économique et sociale. Là encore, il va falloir continuer à convaincre. Plus que jamais !
Sur ce thème aussi, nous disposons d'atouts importants. Et toujours à titre d'exemple, le site mis en avant par l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail est : stress-info, celui créé par... "l'Élan" !
L'investissement des membres et sympathisants de "l'Élan" a contribué à la promotion de ces idées. Et je tiens à adresser à chacun d'eux mes plus vifs remerciements. Mais, chemin faisant, nous sommes surtout en train de montrer la raison d'être de... "l'Élan".
Philippe Rodet


Respect et bien commun


L'Europe, en raison de ses racines gréco-latines dispose d'un sol fertile à l'humanisme. En même temps, c'est sur ce sol qu'est né le capitalisme. Et c'est peut être pour cela que l'Europe, si elle s'en donne les moyens, peut incarner un autre modèle de développement pour notre planète.
Un modèle de développement alliant la performance économique au respect des êtres humains et de l'environnement.
La performance économique est essentielle car, sans elle, il ne peut y avoir de progrès ni dans le domaine social, ni dans celui de l'environnement. En revanche, la performance économique ne peut tolérer le mépris des hommes et de la planète.
De même, si les règles sociales doivent protéger ceux qui connaissent des aléas dans leur parcours, elles ne sauraient en aucun cas encourager l'assistanat car celui-ci altère la vitalité du pays et ne permet pas à ceux qui en vivent de connaître le plaisir d'être utile à autrui, à la société.
Un mode de développement alliant à la fois capitalisme et humanisme peut être d'autant plus facile à exporter qu'il correspond aux exigences de notre monde actuel.
Partout dans le monde, on entend de plus en plus de voix prêcher un nouveau mode de développement, plus tourné sur le moyen terme que sur le profit à très court terme. De plus en plus de citoyens en sont conscients, se mobilisent et agissent concrètement pour qu'il en soit ainsi.
La France doit être partie prenante dans l'inspiration et l'élaboration de ce modèle. Elle a beaucoup à y gagner. Tout d'abord, une mobilisation de ses citoyens en faveur d'un grand projet d'avenir qui les transcende. Ensuite, trouver l'occasion de passer d'une logique d'affrontement à une obligation de synergies ; on ne peut plus continuer à imaginer être les seuls à bien penser alors que notre rang dans le monde ne cesse de décroître. Enfin, plus on est à l'origine d'un projet d'avenir apte à rayonner à travers le monde, plus on est reconnu à cette même échelle.
La France a de nombreux atouts : le talent de ses chercheurs, de ses ingénieurs, de sa main d'œuvre est largement reconnu. Ses infrastructures sont de grande qualité. Sa qualité de vie est appréciée de tous.
La France a des talents individuels exceptionnels mais elle souffre d'une carence d'intelligence collective ; peu de citoyens comprennent la vision stratégique de leur pays, sentent en quoi ils sont utiles à la mise en oeuvre de celle-ci, voient en quoi leur action pour le bien commun est indispensable.
La France peut trouver un nouvel élan si ses dirigeants sont capables d'incarner ce nouveau modèle de développement et s'ils sont aptes à stimuler les réflexes sociétaux susceptibles de mobiliser leurs concitoyens.
La France peut connaître une ardeur nouvelle si, prenant appui sur les valeurs fondatrices de sa civilisation, ses citoyens cultivent le sens de l'engagement et de la responsabilité.
Le succès, nous le voyons bien, ne pourra venir que si les dirigeants -respectueux, au plus profond d'eux-mêmes, de tout un chacun- et les citoyens -soucieux de leur bien commun : la France- apprennent à regarder ensemble dans la même direction.

Philipe Rodet


Participation, engagement et Fraternité


L'association "l'Élan Nouveau des Citoyens" est née de la volonté d'une poignée de femmes et d'hommes, issus d'horizons différents, il y a six ans.
Lorsqu'au départ, elle exprimait son souhait de faire travailler ensemble des citoyens différents à l'élaboration de propositions novatrices, susceptibles de rassembler les Français, certains, mus par un solide "réflexe d'intérêt général", se sont engagés, avec ardeur, à ses côtés.
Aujourd'hui, force est de constater que l'intérêt de faire participer les citoyens à la vie de la Cité est de plus en plus d'actualité. Certains, peut être pour mieux interpeller, vont même beaucoup plus loin que notre proposition de "Comités Consultatifs de Citoyens" susceptible de permettre la transformation de l'État en un "État partenaire".
Dès 2001 aussi, nous proposions que les citoyens se mobilisent pour humaniser la mondialisation. Nous définissions la mondialisation éthique comme une mondialisation où les citoyens orientent leur comportement dans le sens d'une plus grande responsabilité au bénéfice du bien commun. Aujourd'hui, cela est évident pour bon nombre de personnes.
Dès 2001, nous suggérions la création d'un "Service civique", très proche du "service civil" que l'on retrouve aujourd'hui dans les programmes de candidats à l'élection présidentielle de tendances différentes. "l'Élan", à travers ces quelques exemples, illustre l'intérêt de ses propositions, leur adéquation avec le temps présent, et leur capacité à rassembler.
Depuis plusieurs mois, "l'Élan" travaille énormément sur la notion d'engagement en s'appuyant sur du concret : les actions qu'elle a fait émerger. Qu'il s'agisse de "C.I.G.A.L.E." ou de "Fraternité, j'écris ton nom...", on se rend compte qu'un comportement ouvert et responsable peut être porteur, si on l'étend à l'ensemble de la société, de changements majeurs sans coûter un seul centime à l'État.
L'engagement qui permet à de telles actions de voir le jour, de se développer et d'être efficaces, est l'enjeu d'aujourd'hui. La société sera riche si elle sait mobiliser les citoyens mus par un "réflexe d'entraide", les citoyens prêts à... s'engager !
Il y a quelques jours, un ami d'un naturel anxieux me disait : "je ne vais vraiment bien que quand je rends service". Jacqueline de Romilly expliquait récemment que "les gens ont besoin de rendre service". Et si ces deux phrases expliquaient l'intérêt de l'engagement : se rendre utile pour être bien ? Et puisque, lorsque l'on fait le bien, on est heureux, on comprend pourquoi cela permet d'éviter la toxicité du stress : on ne peut à la fois éprouver du plaisir et du stress.
Ce thème de l'engagement, qui se marie si bien avec la notion de participation, qui montre à merveille la place de la fraternité, devrait être un thème fort de l'élection présidentielle. Peut être parce que nos concitoyens prennent de plus en plus conscience, que le levier qui nous permettra d'aller vers un monde meilleur, est tout simplement en chacun de nous !
Alors, aujourd'hui, du haut de mes vingt ans, je vais faire un vœu. Qu'au moins un des candidats à l'élection présidentielle ose dire la vérité. Oui, la Vérité ! Qu'il ose dire que la France de demain sera au rang que l'on souhaite et qu'elle mérite, si chacun de nous se comporte, avant tout, en citoyen responsable !

Raphaël Anton


Le développement durable passe aussi par la survie directe de... l’Homme


On est de plus en plus sensibilisé aux dégâts sur le plan environnemental et social inhérents à un mode de développement trop souvent inspiré par une rentabilité optimale à court terme.
On entend parler du réchauffement de la planète, de l’altération de la couche d’ozone et c’est un bien car il y a urgence à agir.
En revanche, on aborde beaucoup moins les conséquences directes de ce mode de développement sur l’être humain. On signale bien les dangers liés à la pollution, la toxicité de certaines molécules mais on parle rarement du principal fléau qu’est le stress.
Et cependant, il touche un nombre colossal de personnes puisqu’en France, un sondage TNS –Sofres évalue le pourcentage de nos concitoyens qui en sont victimes à 44%.
Et cependant l’ampleur de l’attaque est colossale puisque on subit chaque jour environ cinquante sources de stress alors que notre organisme est "programmé" pour résister à moins d’une par jour.
Et cependant, ses conséquences sur la santé des gens, sur la réussite scolaire, sur la performance sportive sont catastrophiques.
Et cependant, son coût plombe complètement notre économie. Une étude sérieuse estime le coût du stress professionnel en France à 3% du Produit Intérieur Brut (PIB), soit 51 milliards d’euros. Le coût global est encore bien supérieur puisque dans un pays de population équivalente comme le Royaume uni, on l’évalue aux environs de 160 milliards d’euros.
À titre de comparaison, le déficit de notre Sécurité Sociale, pour l’année 2005 est de... 11,6 milliards d’euros.
Je ne connais pas la raison pour laquelle on peine à aborder ce sujet. Peut-être a-t-on l’impression de n’y rien pouvoir ?
Or, à l’heure actuelle, de nouvelles voies susceptibles, soit d’en éviter l’apparition, soit d’en parer les effets toxiques, existent !
Déjà, en le connaissant mieux, en le comprenant mieux, on peut ne pas le subir de plein fouet et surtout éviter à nos enfants d’en être autant victimes.
En cultivant l’engagement, que ce soit au sein de l’entreprise -c’est l’affectio societatis généré par un management respectueux de l’homme- ou au niveau de la Cité, on génère une motivation qui protège notre organisme des effets toxiques du stress. C’est pour cette raison que les Canadiens voient dans l’engagement une des dix conditions au bien être.
"L’Élan Nouveau des Citoyens" encourageant l’engagement civique et, au sein de l’entreprise, la culture d’un management profondément humain, il était donc naturel qu’il s’intéresse au traitement de ce fléau.
Il s’agit d’un phénomène majeur qui ne se résoudra que par la mobilisation des uns aux côtés des autres, politiques et citoyens, dirigeants et syndicalistes, directeur des ressources humaines et salariés.
L’enjeu est tel que l’on ne peut pas prendre le risque de se diviser car il y va, entre autres, de notre vie et de celle de nos enfants !

Philippe RODET


Encourager la participation !


Il y va de la cohésion de notre société, du dynamisme de notre économie et... du bien être de chacun.


“L’Élan Nouveau des Citoyens” est né en 2001 de la volonté de femmes et d’hommes issus d’horizons différents qui voyaient en la participation des citoyens à la vie de la Cité l’occasion d’un nouvel élan.
Déjà, l’Athènes ancienne a mis en évidence l’ardeur inhérente à cette participation civique. Jacqueline de Romilly, dans son récent ouvrage “L’élan démocratique dans l’Athènes ancienne”, l’a merveilleusement mis en valeur.
Il y a quelques années, Jean Boissonnat, écrivait “Si l’on veut que les choses changent par en haut, on attendra longtemps ou l’on y perdra notre Liberté. Mais si l’on veut qu’elles changent par en bas, il faut construire et diffuser une culture de la responsabilité”.
Or, la participation des citoyens est un facteur de responsabilisation par excellence. Si on l’encourage, on peut espérer tendre vers un monde de l’éthique, c’est-à-dire un monde où les citoyens orientent leur comportement dans le sens d’une plus grande responsabilité au bénéfice du bien commun.
Cet “élan démocratique”, qui s’appuie sur le facteur humain, favoriserait la cohésion de notre société, la performance de nos entreprises et... le bien-être de chacun !

Une action comme “CIGALE”, qui incite des adolescents à aller rendre visite à des personnes âgées esseulées et à faire témoigner celles-ci sur le XXème siècle, permet à chacun de donner du sens à sa vie. Une initiative telle que “Fraternité, j’écris ton nom...” invite des adultes bien insérés dans la société à aider des jeunes en difficulté par le biais d’échanges épistolaires. Là encore, les uns sont heureux de se voir utiles, les autres ravis de ne plus se sentir... seuls !
En étendant de telles opérations, chacun, connaissant mieux l’autre, le comprendrait d’avantage et, c’est la cohésion de notre société qui en serait renforcée.
Mais ce ne serait pas tout ! L’engagement, dans la mesure où il est capable d’annihiler bien des effets toxiques inhérents à nos stress, est un puissant facteur de bien être. Ce n’est pas un hasard, si dans les dix points de sa politique en matière de “santé mentale”, le Canada y fait figurer... l’engagement en faveur du bien commun. En une phrase, on se fait du bien à faire le bien !

Le stress est un phénomène répandu qui touche 44% des Français et qui a des conséquences sur la vie des gens, leur bien-être, leur réussite professionnelle, scolaire ou même sportive. C’est aussi un fléau qui coûte des fortunes à la collectivité : on estime le coût global annuel du stress à 1800 milliards de dollars aux États-Unis et à 160 milliards de dollars au Royaume-Uni, dont la population est équivalente à celle de la France.
Dans le monde du travail, le management qui considère l’Homme comme élément capital, permet une meilleure implication, une meilleure participation, de l’ensemble des acteurs de l’entreprise, de l’administration, grâce à la motivation qu’il induit. Et la motivation a le même effet sur notre cerveau que l’engagement. Christian Lemoine, le Président fondateur du CRECI (Centre de Recherche et d’Etudes sur la Communication Industrielle), l’explicitait fort bien : “un groupe qui est en route vers un projet qui le passionne est invulnérable à l’accident et à la maladie”.
Effectivement, les neuromédiateurs libérés lors de la motivation sont en mesure d’anéantir la toxicité propre aux stress de la vie.
D’un point de vue purement économique, lorsque l’on voit le coût du stress pour la Société, si on parvenait à en juguler une partie, c’est un véritable ballon d’oxygène qui aiderait notre croissance. D’ores et déjà, des dirigeants, de jeunes dirigeants... et de moins jeunes, s’intéressent à ces problématiques car, au-delà du bien-être de chacun, il y va de l’amélioration de la performance globale !

Oui, “si l’on veut que les choses changent”, “il faut construire et diffuser une culture de la responsabilité”. Y prendre part et inciter d’autres à le faire ne dépend que de chacun de nous. Alors, allons-y !

Philippe RODET



Appel aux témoignages des jeunes


Jacqueline de Romilly, de l’Académie française, et Nikos Aliagas, journaliste sur LCI et animateur de Star Academy sur TF1, ont décidé d’unir leurs efforts pour œuvrer à la promotion d’une des actions concrètes de « l’Élan » intitulée « Appel à témoignages ».
Cette rencontre entre ces deux personnalités s’est révélée être un moment exceptionnel. L’ensemble des personnes présentes lors de l’enregistrement vidéo de l’interview croisée entre Jacqueline de Romilly et Nikos Aliagas s’en souviendront avec une réelle émotion.

Nikos Aliagas a rencontré Jacqueline de Romilly à plusieurs reprises et notamment à l’ambassade de Grèce en France lors d’une cérémonie solennelle où l’Académicienne recevait, eu égard à la qualité de ses travaux sur la Grèce antique, la citoyenneté grecque !

Jacqueline de Romilly avait aussi eu l’occasion de répondre à une longue interview de Nikos Aliagas à l’occasion des Jeux Olympiques d’Athènes, occasion une nouvelle fois pour la Grèce de traduire sa reconnaissance à cette grande Dame puisqu’elle lui avait demandé de rédiger un texte destiné à figurer sur le programme officiel de la Cérémonie d’ouverture.

Pour tous ceux qui n’ont pas eu l’honneur d’assister à cette cérémonie et de disposer du programme, j’ai le plaisir de vous offrir un extrait de ce texte : « Il est profondément émouvant de voir les Jeux Olympiques revenir dans cette Grèce où ils virent le jour il y après de trente siècles. Le souvenir de leur éclat d’alors est venu jusqu’à nous par des statues de marbre consacrées aux vainqueurs ou aux dieux, et par des poèmes célébrant ces victoires. La beauté rejoignait le succès. Mais le plus beau est l’esprit même qui avait présidé à l’existence de ces jeux. Ils constituaient une trêve, un arrêt des violences. Malgré le nombre des guerres entre cités les gens se rencontraient, à égalité, et participaient aux épreuves en observant des règles communes. C’était un premier pas vers l’union. À la guerre, les Grecs d’alors préféraient donc la compétition. Ils nous ont légué cet usage ; ils nous ont légué le désir de se distinguer pour sa propre gloire et pour celle de sa cité, mais aussi pour le pur épanouissement des facultés humaines ».

Aujourd’hui, ces deux personnalités, s’investissent pour promouvoir un projet destiné, tout simplement, à encourager la générosité chez les jeunes. Il consiste à appeler des adolescents, de 13 à 15 ans, à témoigner d’une action de grande gentillesse réalisée par un de leurs jeunes amis. C’est en encourageant la culture des valeurs chez les jeunes que nous permettrons à leur sens civique de se développer. Les récits les plus originaux seront très rapidement accessibles depuis le blog d’Appel à témoignages et les sites de nos partenaires, en alternance avec les témoignages de soutien des personnalités qui prêtent un peu de leur notoriété à ce projet. Par la suite, en octobre, les auteurs des meilleurs récits seront non seulement récompensés mais figureront avec leurs textes sur ces mêmes sites.


Philippe Rodet

Une belle histoire qui commence !


"L’Élan Nouveau des Citoyens" est né en 2001. À la demande de Philippe Rodet, dont j’avais accompagné les initiatives depuis plus de dix ans, j’en ai fait partie dès les débuts. À force de travail, "l’Élan" est devenu aujourd’hui une association dont l’activité est en plein essor. Ses groupes de réflexion, chargés d’élaborer et de promouvoir des propositions d’intérêt général, rassemblent des bonnes volontés de plus en plus nombreuses, et leurs messages passent.
Parallèlement, "l'Élan" a développé des actions concrètes, illustrant les principes et les valeurs qui l’animent : il s’agit d’encourager la participation des citoyens à la vie de la Cité, et de susciter l’émergence et la diffusion d’une culture de la responsabilité.

Plusieurs propositions de "l'Élan" se retrouvent aujourd’hui dans les projets émanant de différents ministères, ce qui prouve, pour le moins, l’intérêt des idées issues de nos groupes de réflexion. C’est le cas notamment de la création d’internats spécialisés destinés à rattraper des jeunes en voie de décrochage, de l’organisation en métropole de centres fonctionnant sur le principe du service militaire adapté, de la mise en place d’un guichet unique au niveau départemental pour aider les familles des jeunes victimes d’un handicap, du service civil volontaire... Cela faillit aussi être le cas d’une proposition visant à faire en sorte que les processus de réforme ne s’appuient plus seulement sur deux piliers -le gouvernement et les syndicats- mais sur un triptyque y associant les citoyens. Cette proposition n’a pas eu réellement de suite, et il est vrai qu’elle n’est pas facile à mettre en œuvre sans tomber dans les excès de la démocratie directe. Mais c’est quand même dommage quand on prend toute la mesure des difficultés que l’on rencontre aujourd’hui à réformer notre pays pour l’adapter aux temps nouveaux.
Quant au développement éthique, fruit d’une triple responsabilité économique, sociale et environnementale, là encore "l'Élan" est bienvenu en cherchant à mobiliser les citoyens pour en faire des partenaires actifs du changement. De plus en plus d’associations, en France et ailleurs, et de gouvernements, notamment au Canada, oeuvrent dans ce sens. Là aussi, même un modeste geste aide à prendre conscience et à responsabiliser utilement nos concitoyens.

Les actions de terrain connaissent toutes un succès grandissant.
- "Cigale" encourage des collégiens à rendre visite à des personnes âgées, esseulées dans des maisons de retraite. L’opération s’étend et confirme sa double utilité : en sollicitant les témoignages des personnes âgées sur le XXème siècle, les jeunes du XXIème redonnent à leurs anciens un rôle et une utilité sociale ; et eux-mêmes portent un regard nouveau sur l’Histoire récente.
- "Fraternité, j’écris ton nom..." s’étend, tant en en France qu’à l’étranger. Chaque jour, de nouveaux liens se tissent entre des personnes qui se seraient toujours ignorées et qui, là encore, sont heureuses d’apprendre à se connaître et à s’apprécier.
- "Appel à témoignages", enfin, va voir le jour le 4 avril prochain. Il s’agit d’inciter des jeunes de 13 à 15 ans à témoigner d’actes généreux, courageux, responsables, réalisés par d’autres jeunes, et dont ils ont été témoins.
Comme nous pouvons le constater, vous et moi, ces trois actions portent en elle les germes d’une culture de la responsabilité ; et elles peuvent s’avérer fort utiles à une époque où la cohésion nationale a grand besoin d’être consolidée dans un monde de plus en plus ouvert.

Avant de conclure, je voudrais enfin dire un mot du site des "jeunes", en plein développement. Ayant déclaré que les rubriques m’y semblaient bien choisies, je n’ai pu que me laisser convaincre d’apporter ma pierre à celle des métiers, pierre que l’on trouvera bientôt sur le site.

Des jeunes aux personnes âgées, des plus démunis aux plus sereins, "l'Élan" rassemble des citoyens issus d’horizons différents, certes, mais tous prêts à s’engager en faveur du bien commun. C’est une belle histoire qui commence à s’écrire.

Marcel Boiteux, membre de l’Institut

Marcel Boiteux, Président d’Honneur d’E.D.F,. ancien président de l’Institut Pasteur et de l’Institut des Hautes Études Scientifiques, est membre de l’Académie des Sciences Morales et Politiques

Le double regard de l'Elan

Chacun connaît l’objectif premier de « L’Elan » qui est de donner la parole aux citoyens.
En étaient-ils privés ? Non, en France chacun à la liberté de s’exprimer. Disons que « L’Elan » leur facilite la tâche en mettant à leur disposition des structures légères et efficaces pour travailler sur une idée ; œuvrer en groupe avec d’autres citoyens, et avec des experts de la question.
Par la suite, quelques personnalités publiques de notre association ont pour mission, à leur tour, de porter la parole dans les milieux responsables.
Ainsi, les décideurs politiques ou économiques ont, avec « L’Elan », la possibilité d’avoir le regard des « gens de notre pays » sur un sujet du moment.
Voyez sur le site, les thèmes en cours des différents groupes de travail de l’Elan et n’hésitez pas à vous y inscrire. Tout le monde a à y gagner, vous d’abord !

Voilà pour le premier regard qu’offre « L’Elan » aux milieux des pouvoirs.

Il en existe un autre, moins connu, celui-là orienté vers les citoyens eux-mêmes !
C’est une banalité que de dire que le monde bouge, change à toute allure. C’en est une autre que de dire que les Français sont sur la défensive face à cette mouvance, face à la modernité !
Le monde bascule sur son axe. Nous avons devant nous, j’oserais pronostiquer quarante années de bouleversements.
La mondialisation est déjà partie, ne la ratons pas. Tous ses aspects ne sont pas positifs certes, mais tous ne sont pas négatifs.
Alors, être victime ou être acteur ? Le choix est clair et nécessite de l’ouverture d’esprit, du courage et un minimum d’abnégation en faveur des générations à venir.
Pour voyager à travers le monde, je suis toujours heureux de rentrer dans le confort douillet de la France. En même temps je ne peux éviter une crainte sourde face à nos paralysies, à notre frilosité. Et nombreux sont ceux qui ressentent cela !

« L’Elan » peut apporter aux citoyens, ce regard sur les grands sujets de notre temps. Des citoyens plus volontaristes que d’autres, je veux parler des membres de « L’Elan », s’adressent aussi aux citoyens, pas encore mobilisés, qui attendent…
J’appelle cela le second regard de « L’Elan ». Il porte un nom : celui du partage.


Gérard Caron,
Designer, fondateur de l’Agence « Carré Noir ».


Les fondements philosophiques de l'Elan



La démocratie a été inventée, analysée et louée par les Athéniens du Ve siècle avant J.-C. C'était une forme de démocratie particulière : une démocratie directe, dans laquelle chaque citoyen avait la possibilité de participer à toutes les décisions importantes, de façon souveraine.

Or ce même Vème siècle est celui où l'on voit apparaître un surgissement sans pareil d'oeuvres et de découvertes dans le domaine intellectuel et culturel. Le dernier livre de Jacqueline de Romilly entreprend d'établir un rapport étroit entre l'exercice nouveau de la démocratie et ce soudain épanouissement, qui en fut le prolongement.

A la différence de ses livres précédents, Jacqueline de Romilly a largement orienté cet essai vers les problèmes d'aujourd'hui. L'expérience athénienne reste unique, mais la leçon qui se dégage de cette expérience ancienne permet de ranimer l'élan qui a donné d'aussi beaux résultats. Le passé peut ici inspirer l'avenir.

Ce livre constitue les fondements philosophiques de l'Elan Nouveau des Citoyens.




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