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L'association en quelques mots


Compte-rendu de l'Assemblée Générale de l'Elan du 26 novembre 2005


















Assemblée Générale du 26 novembre 2005

« L’Elan Nouveau des Citoyens » a tenu sa troisième assemblée générale le 26 novembre dernier dans les locaux de l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm où une salle avait été mise à sa disposition par Madame Monique Trédé, Professeur de Grec, membre de « L’Elan ».

Plusieurs motifs de satisfaction à l’issue de cette assemblée générale ouverte par Madame Jacqueline de Romilly, de l’Académie française, vice-présidente, et conclue par l’ambassadeur de France Jean-François Noiville, également vice-président :

- la salle comptait autant de jeunes que de moins jeunes,

- nombreux étaient les participants venus de province : Lorraine, Champagne Ardennes, Alsace, Normandie, Bretagne, Poitou Charente, Limousin, Aquitaine, Provence Alpes Côte d’Azur, Rhône Alpes, Languedoc Roussillon, étaient représentées,

- les interventions ont été riches et multiples et les jeunes n’ont pas été en reste qui ont fait part, avec conviction et enthousiasme, de leur expérience et de leurs espoirs concernant le projet « Fraternité, j’écris ton nom », de l’intérêt et de la joie qu’ils trouvaient à participer au projet « Cigale ». Ils ont illustré à merveille les présentations faites de chacun de ces projets par les pilotes locaux que sont Claudine Fischer pour le premier, Patrice Huiban pour le second. Les propos de ces jeunes augurent des lendemains bien meilleurs que ceux annoncés par les pessimistes et résignés de tout poil…

L’assemblée générale a bien entendu été l’occasion de présenter comme d’habitude, et comme il est de règle, un point sur l’ensemble des actions menées au cours de l’année passée et de dresser les perspectives pour l’avenir. Le secrétaire général, Philippe Rodet, a notamment abordé les idées forces développées dans les groupes de travail : Economie, Enseignement, Défense, Réforme de l’Etat, Jeunesse… dont certaines ont entraîné la mobilisation de personnalités ou ont trouvé ou sont sur le point de trouver leur concrétisation dans des dispositions législatives ou réglementaires. Au rang des actions, ont notamment été développées le « Mégothon », « Appel à témoignages », « Cigale » ou encore « Fraternité, j’écris ton nom » dont le lancement a été opéré avec succès à Cirey sur Vezouze, le 9 novembre dernier, grâce à la mobilisation de Claudine Fischer et de « ses » jeunes…

Ces réflexions et actions devront être poursuivies, affinées, en 2006, d’autres seront à engager. Un effort particulier sera en outre fourni en matière de communication de façon à accroître autant que possible la présence de « L’Elan » dans les médias.

Le rapport moral du secrétaire général a été adopté à l’unanimité ainsi que le rapport financier présenté par Gérard Caron, trésorier de « L’Elan ».

Conformément aux statuts, qui prévoient le renouvellement du conseil d’administration tous les deux ans, il a ensuite été procédé à l’élection du Conseil lequel a lui-même élu son bureau.

Ont été élus au conseil d’administration :

* Marcel Boiteux, président d’honneur de l’Institut Pasteur et d’EDF, membre de l’Académie des Sciences Morales et Politiques

* Antoine Burin des Roziers, contrôleur général du service financier d’EDF

* Jean-Loup Chrétien, spationaute, chef d’entreprise,

* Gérard Caron, désigner, fondateur de l’agence « Carré noir »,

* Cyril Cortina, directeur dans un cabinet de conseil,

* Audrey Delacroix, conseillère d’éducation populaire et de jeunesse,

* Michel Desmoulin, ancien directeur général de la Cogedim et président de l’I.H.E.D.N.,

* Xavier Faussurier, commissaire principal en disponibilité, responsable des relations internationales dans une compagnie aérienne,

* Claudine Fischer, directrice de MJC,

* Monique Gouraud, employée des PTT, syndicaliste,

* Patrice Huiban, officier dans l’armée de terre,

* Jean-Jacques Le Coz, infographiste,

* François Le Vely, employé de banque,

* Yann Loupp, professeur de physique, organiste,

* Pierre Marion, ancien directeur général d’Aérospatiale et d’Air France, ancien directeur général de la DGSE, président d’honneur d’Aéroport de Paris,

* Jean-François Noiville, ancien ambassadeur de France, ancien directeur des affaires politiques du ministère des Affaires étrangères,

* Dominique Plats, interne en pharmacie,

* André Renault, chef d’entreprise, auteur,

* Nicolas Richard, consultant auprès de la Fondation « Gaz de France »,

* Philippe Rodet, médecin urgentiste,

* Jacqueline de Romilly, helléniste, membre de l’Académie Française,

* Hugues Roussel, employé,

* Monique Trédé, professeur de Grec,

* Stéphane Zerbib, avocat, membre d’Avocats sans Frontières.


Composition du Bureau :

Président d’Honneur :
Jean-Loup Chrétien

Président :
Philippe Rodet,

Vice-présidents :
Jacqueline de Romilly,
Marcel Boiteux,
Jean-François Noiville,

Secrétaire général :
André Renault

Secrétaires généraux adjoints :
Audrey Delacroix,
Patrice Huiban
Yann Loupp

Trésorier :
Gérard Caron

Trésorier adjoint :
Hugues Roussel

A l’évidence, les participants à cette assemblée générale ont été heureux de partager, l’espace d’un après-midi, la même volonté de développer les valeurs civiques, le même enthousiasme… et le même pain d’épices préparé avec talent par Bernadette Darchen, membre de « L’Elan ».

Allocution de Jacqueline de Romilly


Je voudrais simplement expliquer pourquoi moi, qui suis maintenant d’un âge trop avancé pour servir très activement dans l’association, pourquoi j’ai été séduite dès que j’en ai entendu parlé et pourquoi je souhaite de tout cœur que cet élan puisse se développer et progresser, et avoir une action salutaire.

Mon sentiment -assez évident d’ailleurs- est que dans nos grands États actuels, il existe une crise dans la notion que nous avons du rôle du citoyen. Nous ne sommes appelés à participer à la gestion de l’État que par des votes -pas tellement fréquents-, portant sur des personnes et dans le cadre de partis. Ce qui veut dire que nous n’avons jamais l’occasion de nous exprimer, de discuter, de suggérer et de nous sentir un peu responsables.
Cela crée une grande désaffection, cette désaffection est grave et elle aboutit à cela, que nos rapports avec l’État sont le plus souvent des rapports de réclamation et d’hostilité. Cela va même jusqu’aux manifestations dans la rue, qui sont un moyen de s’exprimer, mais ne correspondent pas à une notion démocratique, puisqu’il n’y a, là non plus, aucune discussion, et là non plus, aucun appel à la responsabilité de tous.

Je crois que cette désaffection est une chose grave, et pour vous donner une idée de ce que nous y perdons, je vais naturellement vous donner une citation grecque. Ce ne sera pas une des grandes citations habituelles des éloges de la démocratie ou du rôle du citoyen et de la beauté de ses principes, c’est une toute petite phrase d’Hérodote, au livre 5-78 de son Histoire, où il raconte les succès que remporta Athènes quand elle se trouva délivrée du pouvoir absolu. On l’appelait alors “les tyrans”, la tyrannie, et il écrit que, à ce moment là, Athènes connut toute une série de succès et de prospérités, il explique qu’il ne faut pas s’en étonner, car à ce moment là, les citoyens, comprenant qu’ils ne travaillaient pas pour un maître mais pour eux-mêmes, montrèrent plus de zèle dans l’accomplissement de leur tâche. La fin de citation est exacte.
Je pense que ce qu’il décrit là, ce zèle, c’est l’élan des citoyens, et c’est cela que nous avons perdu et qui nous manque, et à quoi l’Élan Nouveau tend de remédier.
Elle le fait -l’idée sort tout naturellement de ce que j’ai dit- par la création de petits groupes, de groupes d’individus, de groupes dans lesquels on peut discuter et on peut s’exprimer, et on peut écouter les autres et rectifier, et aboutir ainsi à des projets dont Philippe Rodet vous a dit, tout à l’heure, quel heureux destin attend parfois ces projets. Je crois qu’en effet, ils peuvent être extrêmement utiles, mais je voudrais surtout évoquer les sentiments qui les inspirent et les valeurs qu’ils supposent, et que par suite ils développent.

Cela commence de façon tout à fait évidente par ce que j’appellerai les vertus démocratiques, c’est à dire le fait de s’exprimer clairement, d’écouter les autres, d’arriver à s’entendre et par suite de combiner deux qualités essentielles et fort différentes qui sont l’esprit critique et la tolérance. Les gens qui participent à ces projets, ou qui s’y intéressent, ou qui les soutiendront, sont animés par ces sentiments et les développent en les pratiquant.
Mais ce n’est pas tout, car pour venir aider ces projets et participer à ses discussions, il faut avoir ce que j’appellerai le sens de l’intérêt commun, la solidarité, le souci du bien public, c’est cela qui peut vous pousser à faire un effort et à réfléchir, à porter des enseignements et à faire tout pour les soutenir. Ce sont là encore des vertus et des valeurs qui existent au point de départ, à l’origine même de ces projets, et qui se développeront chez chacun par l’usage même qui en est fait, parce que soi même on les découvre en se penchant sur ces questions et parce qu’en face on trouve des gens qui les évoquent aussi de la même façon.
Je pourrais -je voudrais- ajouter une troisième valeur et une troisième vertu. C’est que, quand on participe à cet élan et à ses recherches -vous voyez que je parle surtout au futur pour tous les groupes qui existeront indépendamment des promoteurs qui ont été cités dans les provinces, dans les différents endroits où chacun de vous pourra rayonner et créer quelque chose-, je pense qu’on abordera les questions d’une façon un peu différente de la façon actuelle.
Actuellement on envisage surtout les problèmes matériels, les nominations, les horaires, les retraites etc., et les syndicats qui jouent leur rôle, qui remplissent leur rôle, traitent les questions sous cet aspect, et il est presque inévitable qu’on le fasse. Je le vois pour l’enseignement où l’on traite toujours de ces problèmes pratiques mais où on n’a pas l’occasion de discuter ce que chacun veut faire de l’enseignement et quelle formation l’on voudrait donner à cette jeunesse.

Alors, je pense que des personnes qui se groupent pour réfléchir ensemble, tout naturellement, vont considérer l’Homme de façon bien plus complète et générale, ils vont tenir compte de ce qu’il souhaite faire de sa vie, de pourquoi, quel intérêt a son travail, quel intérêt a son existence même, autrement dit ces projets et ces activités devraient refléter toujours l’aspect éthique, l’aspect moral, l’aspect humain de ses problèmes et par conséquent les aborder autrement, d’une façon plus riche et par suite développer le sens de ces valeurs au fur et à mesure, en les vivant, en les laissant s’épanouir, en découvrant qu’elles existent encore.

Vous me direz que ça fait beaucoup de valeurs... Elles existent ! Cela me fait penser à une leçon au Collège de France du professeur Puech -qui n’est plus-, c’était une époque où il y avait beaucoup de clochards qui venaient au Collège de France pour se chauffer, et c’était un cours sur la gnose -les doctrines gnostiques des premiers siècles de notre ère- ; et en sortant, un des élèves de Puech a suivi deux clochards au café et a entendu leur commentaire qui était : « Bah mon vieux ! Y en avait du gnostique ! ». Alors, je pense que quand j’aurai fini, vous direz : « Bah mon vieux ! Y en avait des valeurs ! ».
Oui, je crois qu’elles y sont toutes, et qu’elles sont toutes au bout de notre effort : et au départ, et au bout de notre effort ! Mais à mon avis, je n’ai pas encore dit le plus beau, le plus important -y a encore du gnostique !- : c’est que, indépendamment de l’apparition de ces valeurs dans les projets eux-mêmes et leur efficacité, indépendamment de la vie qu’elles prendront chez ceux qui y participent, qui se donnent du mal et qu’ils verront s’animer, se raviver en eux, il y a nécessairement une action auprès des autres, de proche en proche, par imitation, par contagion, parce que quand on découvre quelque chose de beau, on a cette petite surprise de se dire que ça existe et par suite de réveiller en soi l’idée que c’est possible.
Moi, comme professeur, je connais ça très bien, dans les classes, quand on cite un beau texte qui illustre une action, ou une pensée, ou une situation émouvante, ou bien quand on évoque un fait rapporté par un historien, on voit tout à coup un regard qui s’éveille, qui s’éclaire, une tête qui se redresse, un silence qui se fait plus profond, et l’on sait que quelque chose est entré qui a été une surprise et qui pourra être un désir, de l’imitation plus tard, sans que ce soit conscient, appris, répété. Mais c’est ainsi que cela se passe, et je suis convaincue que l’effort qui a été commencé ici, qui certainement grâce à vous tous devrait croître et s’amplifier, aurait aussi cette action de réveiller moralement un peu les gens.

À l’heure actuelle, il est certain que beaucoup -et beaucoup de jeunes- connaissent un grand découragement, la nature de leur distraction, la violence, la drogue etc., en sont des preuves traditionnellement évoquées, mais, je crois que c’est indiscutable, je crois que notre action peut, dans sa mesure, autant que possible, aider à remédier à ce découragement.
Cela est possible et cela devrait se faire, et je peux vous citer un petit fait. J’ai contribué, il y a plus de dix ans, à fonder une association pour la sauvegarde des enseignements littéraires, et depuis dix ans nous n’avons pas cessé de nous battre, de nous défendre, de recevoir des lettres, d’introduire des demandes etc., sans arrêt.
Au bout de dix ans, je dois vous dire que nous n’avons eu que des échecs, qu’aucun ministre ne nous a donné plus que des bonnes paroles, que les classes de grec n’ont cessé d’être fermées, et que les classes de français, je ne sais pas ce qu’on y enseigne, mais manifestement, on ne sait plus le français, on ne sait plus lire, etc…
C’est pas tellement encourageant, mais malgré cela, je considère que notre effort a été, dans cette association, utile et important, je considère que nous avons préservé la confiance chez des professeurs qui y croyaient, qui y croient encore, chez des parents d’élèves, chez des étudiants et même des élèves. Nous avons conservé cet élément prêt à relancer les choses dès qu’il y aura une amélioration, et attestant en tout cas une fidélité et un zèle, là aussi, qui s’est répandu assez largement dans le public.

Or pour notre association -pour l’Élan-, c’est beaucoup plus facile.
D’abord, nous ne dépendons pas exclusivement d’un ministre, nous agissons, nous proposons, et nous avons des idées -enfin, vous avez des idées-, et puis voilà. Nous ne pouvons pas nous heurter à un refus, carrément.
D’autre part, ce que nous cherchons à répandre, ce sont des projets, des idées, dans des domaines différents, donc nous pouvons échouer dans un domaine, sur un projet, sur une valeur, mais pas sur tout, ce n’est pas possible !
Même mon expérience, qui a l’air, avec l’enseignement, de n’être pas vraiment tellement encourageante -et à mon âge, je pourrais dire : « Ah, bah, c’est pas très gai », eh bien si ! Je trouve que l’exemple est encourageant, et que non seulement cette espèce d’éclosion de valeurs que j’ai évoquée est possible, mais qu’elle devrait, qu’elle doit vraiment arriver si on fait l’effort nécessaire.
Alors l’effort nécessaire, vous avez vu, on vous a cité les noms des personnalités qui participaient, qui étaient à l’origine de cet effort, mais naturellement, le principal c’est vous, c’est l’action, c’est la diffusion, c’est le courage de lancer les choses au début.
C’est pourquoi, je voudrais, moi, pour finir -tout à l’heure on a remercié les personnalités et tous les présents-, je voudrais dire combien je suis reconnaissante à vous tous, à vous tous qui êtes ici dans le public, à vous tous qui êtes derrière cette table et, -naturellement, là, j’abonde dans votre sens- au docteur Philippe Rodet qui, avec une douceur obstinée obtient tout de tout le monde.
Alors je dis à vous, des deux cotés, un grand merci, et j’ajoute beaucoup plus banalement, merci pour votre attention.

(Le public applaudit longuement, debout)

Merci, mais vous pouvez vous asseoir quand même, la valeur n’exclut pas de s’asseoir !

l'Elan en quelques dates


2001 : - Création de l’association et lancement de l’Appel dans la presse nationale
- Premiers articles de presse
2002 : - Présentation des premières propositions
- Premiers signes de la diffusion des idées de L’Elan dans le tissu social
- Première « Lettre de L’Elan »
- Nouveau site internet
2003 : - Première Assemblée Générale
- Multiplication des réunions régionales
- Création d’une plaquette de présentation de « L’Elan »
2004 : - Naissance de « Citoyens pour un Monde Ethique »
- Eclosion de la première action concrète : CIGALE
- Deuxième Assemblée Générale de « L’Elan »
- Naissance du site sur la « TVA sociale »
2005 : - Naissance d’une autre action concrète : « Fraternité, j’écris ton nom… »
- Emergence ‘une troisième action concrète : « Appel à témoignage »
- Parution du livre de Jacqueline de Romilly : « L’Elan démocratique dans l’Athènes ancienne » qui présente les fondements philosophiques de L’Elan
- Création de plusieurs blogs pour illustrer le dynamisme de « L’Elan »
- Création d’une plaquette de présentation de « Citoyens pour un Monde Ethique »
- Naissance d’une action concrète par « Citoyens pour un Monde Ethique » : le Mégothon. Création d’une plaquette spécifique de présentation de cette initiative et d’un blog.
- Nouveau site internet de « L’Elan »
- Troisième Assemblée Générale

Le sens de la collectivité - Septembre 2005


Le sens de la collectivité existe chez bon nombre d’entre nous ! Toutefois, l'impression de ne pas pouvoir être utile à la vie de la Cité, tend plus à étouffer ce sentiment qu'à favoriser son expression.

L'esprit du récent livre de Jacqueline de Romilly , "L'élan démocratique dans l'Athènes ancienne", est, en s’appuyant sur l’exemple grecque, d'inciter tous ceux chez qui le sens de la collectivité est en sommeil, à participer à la vie de la Cité.

La participation des citoyens à la vie de la Cité est à l'origine, d'une culture de la responsabilité, d'un formidable essor intellectuel et même d'une "manière d'être", autant d’atouts qui facilitent le partage d'une vision d'intérêt général. Or, "regarder ensemble dans la même direction" permet à chacun de mieux comprendre le rôle de l'autre, assurant ainsi une meilleure cohésion de l'ensemble de la société.

"L'Élan Nouveau des Citoyens" aspire à rassembler des femmes et des hommes, issus d'horizons différents, prêts à faire bénéficier leur quartier, leur ville, leur région, leur pays, de leur sens de la collectivité, en participant à l'élaboration de nouvelles propositions, et à la concrétisation de certaines d'entre elles. Des propositions où l'éthique se substitue à l'idéologie, où la vigueur de notre démocratie est assurée par une solide culture de l’esprit critique, où le dynamisme économique va de pair avec le progrès social et environnemental.

Ainsi, ensemble, pourrons-nous contribuer à bâtir une France rassemblée, disposant d’une vision pour l'Europe et pour notre planète. L'Europe, hier mère de la modernité dans le monde en partie grâce à la France, doit retrouver son rôle de leader en incarnant maintenant la post-modernité.

Pour ce faire, nous devons montrer la force et la crédibilité de nos propositions, grâce à la concrétisation de certaines d'entre elles, notamment là où des stratégies plus à même d’appréhender la complexité, car issues de la pensée de citoyens différents, sont nécessaires.

Comme vous pouvez le constater, pour amorcer un nouvel "élan", nous avons besoin de vous ! Nous avons confiance en vous. Vous pouvez compter sur nous.

L'Appel de l'Elan - 2003


Un malaise profond a engagé la France dans une spirale qui risque de l'entraîner de plus en plus bas. Les divisions, l'incapacité trop fréquente des fausses élites et la corruption donnent des signes inquiétants, encourageant les dérives et donnant l'exemple du mépris des lois. Le citoyen subit cette déchéance et ne discerne plus les actions à entreprendre pour éviter ce glissement insidieux et chaque jour plus alarmant.

Dans ce climat, la mondialisation lui donne l'impression de le priver des moyens d'action qu'elle devrait au contraire lui permettre de développer.

Pourtant, rien n'autorise un tel découragement. Que de talents et de volonté chez de très nombreux Français de toutes catégories l'histoire n'avait-elle pas mis en lumière ! Encore maintenant, ces trésors émergent au hasard des occasions, témoignant des ressources toujours vivantes au coeur des citoyens.

Tant de Français refusent le fatalisme et seraient prêts à résister à cette dérive, mais ils se sentent isolés et incompris. Une réaction est nécessaire ; il y va de notre démocratie, de l'influence de la France en Europe et dans le monde.

Nous sommes un groupe d'hommes et de femmes issus d'horizons différents, conscients que le temps est venu d'agir, et souhaitant bâtir des projets marqués des signes de la responsabilité, de la solidarité, de la morale et de la liberté. Nous connaissons l'enthousiasme, le courage, l'ambition des nombreux jeunes et moins jeunes que nous rencontrons, et qui ne demandent que d'être rassemblés pour mettre fin à ce gâchis. L'avenir de nos enfants exige une réaction et une mobilisation de tous autour des valeurs de la République et de la fidélité à l'esprit de la France.


Si vous souhaitez participer à cet effort, rejoignez-nous ! Contactez-nous ou retournez-nous le bulletin d'adhésion.

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